Personne ne s’attend à croiser une fausse pièce Napoléon dans une vieille boîte héritée ou chez un vendeur rassurant. Pourtant, les 20 francs d’or, Napoléon, Cérès, Génie, figurent parmi les pièces les plus copiées. Comment distinguer l’authentique de l’imposture ? Voici de quoi y voir plus clair.
Dans un contexte économique incertain, l’or a retrouvé la faveur du public. Beaucoup y voient un abri solide en cas de tempête financière, et la ruée vers le métal jaune n’a épargné personne. Mais cet engouement généralisé attire aussi des profils novices, mal armés face aux subtilités du marché aurifère. Résultat : arnaques en série, notamment à travers les fausses pièces de 20 francs. Notre dossier sur les escroqueries aurifères africaines illustre parfaitement cette tendance.
Les faux napoléons pullulent, et l’Hexagone n’est pas épargné. Les 20 francs or, en particulier, séduisent les contrefacteurs pour une raison simple : leur succès historique, mais aussi la prime dont elles ont bénéficié par le passé.
Pourquoi s’intéresser autant aux Napoléons ? Ces dernières années, le marché de l’or monétaire a explosé. Les investisseurs, désireux de sécuriser leur patrimoine, se sont jetés sur les pièces françaises… et certains l’ont amèrement regretté. La quasi-totalité des grands classiques, Louis d’Or, Napoléon III, Marianne Coq, Cérès, Génie, a fait l’objet de copies massives. On en trouve à la pelle sur le marché, parfois indétectables au premier coup d’œil.
Si le sujet vous intéresse, notre zoom sur le 20 Francs Napoléon III détaille l’histoire de cette pièce mythique.
Le phénomène s’explique : à leur époque, les 20 francs or type Napoléon affichaient une prime élevée, se négociant bien au-delà de leur simple poids en or. Un vrai filon pour les faussaires, qui n’ont pas hésité à produire en masse tous les modèles de pièces françaises, du 20 au 100 francs. Louis, Napoléon, Cérès, Génie, Marianne : personne n’y a échappé.
Un clin d’œil historique qui vaut le détour :
À la fin des années 1970, la Marianne Coq de 20 francs se vendait à 2,5 fois son poids en or. De quoi attirer les convoitises. Russes et Libanais ont alors inondé le marché de fausses Marianne Coq, frappées à l’or fin, strictement aux normes de l’époque (5,81 g d’or pur, 21,6 carats). Seul indice pour démasquer la supercherie : l’année 1915, gravée sur les fausses, alors que la dernière véritable frappe date de 1914.
Actuellement, les techniques de contrefaçon se sont affinées. Les fausses pièces, parfois en provenance de Chine, imitent à s’y méprendre les originales. Certaines sont même remplies de tungstène, un métal dont la densité imite parfaitement celle de l’or. Prudence donc, surtout avec les pièces modernes, qui ne sont pas épargnées par le phénomène. Plus d’informations sur les copies de Krugerrand ici.
Identifier un faux Napoléon III n’a rien d’ésotérique. Plusieurs méthodes simples permettent de déceler la supercherie.
Trop parfait pour être honnête : la couleur tape à l’œil des faux Napoléon
Un Napoléon en or qui brille comme un sou neuf, c’est louche. L’or s’use, surtout après des décennies de circulation. Seules quelques rares pièces, frappées durant les années des Francs germinaux, conservent encore leur éclat d’origine, et celles-là, les collectionneurs se les arrachent. De façon générale, chaque pièce ancienne possède ses propres marques du temps. À l’inverse, les copies présentent souvent des traces d’usure identiques, car elles sont reproduites à partir d’un même modèle ayant déjà circulé.
L’absence de détails clés ne trompe pas : sur un faux Napoléon, certains éléments distinctifs font défaut. Cela peut concerner la gravure de la monnaie sur l’avers, ou la présence des lettres d’atelier au revers, autant de signes qui garantissent l’authenticité d’une pièce.
Quelques tests pour débusquer les faussaires
Avant d’acheter ou de céder une pièce, ces méthodes concrètes peuvent vous éviter bien des déconvenues :
- Le test sonore : l’or possède une sonorité unique, claire et caractéristique. Une vraie pièce, jetée sur une surface en verre, émet un tintement précis. Un faux sonne plus grave, plus mat. Attention, l’oreille s’aiguise avec l’expérience : il faut avoir entendu le vrai pour déceler la nuance.
- Le test de la balance : le poids ne trompe pas. Les fausses pièces affichent souvent quelques dixièmes de gramme d’écart, signe d’un alliage différent ou d’un cœur étranger (tungstène, cuivre…).
- Le test spectrométrique : pour un diagnostic sans équivoque, certains professionnels disposent d’appareils capables d’analyser la composition des métaux. Des enseignes comme Orobel peuvent réaliser ce contrôle en toute transparence, sans frais.
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Au bout du compte, une pièce napoléonienne authentique ne se reconnaît pas qu’à l’œil nu : c’est un savant mélange d’histoire, de détails techniques et de vigilance. Avant de céder à l’attrait de l’or, mieux vaut s’assurer que le brillant n’est pas qu’un reflet trompeur.







