Aucun formulaire, aucune déclaration annuelle à envoyer pour le fisc local : à Dubaï, l’impôt sur le revenu n’existe tout simplement pas pour les particuliers. La fiscalité des entreprises, quant à elle, ne concerne qu’une poignée de secteurs ultraspécifiques. Pourtant, la convention fiscale entre la France et les Émirats arabes unis vient tempérer cet eldorado pour certains expatriés, modifiant l’équation pour ceux qui souhaitent couper les ponts avec Bercy sans faux-semblant.
Pourquoi la fiscalité à Dubaï attire autant particuliers et entreprises
Les données sont nettes : l’absence d’impôt sur le revenu à Dubaï ne cesse de faire des émules, aussi bien chez les expatriés en quête d’air fiscal que chez les entrepreneurs lassés des prélèvements hexagonaux. Cette politique, adoptée par les Émirats arabes unis, n’a rien d’accidentel. Elle vise à capter les talents et les capitaux du monde entier. Aucune taxe sur les revenus des personnes physiques, ni sur les plus-values, qu’elles soient mobilières ou immobilières, pour ceux qui deviennent résidents fiscaux à Dubaï.
Les entreprises ne sont pas en reste. Grâce aux free zones, la fiscalité devient un levier d’installation : nombre de sociétés profitent d’une exonération d’impôts sur les bénéfices pouvant durer plusieurs décennies. S’ajoutent à cela un cadre réglementaire rassurant et des démarches administratives taillées pour la simplicité. Devenir résident fiscal à Dubaï reste accessible, sous réserve de respecter les critères de séjour effectif et d’activité sur place.
Voici ce qui fait la différence pour ceux qui choisissent Dubaï :
- Exonération fiscale sur les revenus personnels et d’entreprise
- Processus d’installation rapide et sans complications inutiles
- Cadre légal stable et prévisible pour les investisseurs
La convention fiscale France–Émirats vient encadrer ces dispositifs, écartant la double imposition. Pour un Français, obtenir le statut de résident fiscal à Dubaï implique de couper les attaches économiques et personnelles avec la France. La perspective d’une fiscalité quasi inexistante, associée à un écosystème entrepreneurial en pleine effervescence, explique pourquoi Dubaï s’impose parmi les destinations favorites des ambitieux en quête de nouveaux horizons.
Quels impôts s’appliquent réellement à Dubaï ? Panorama des règles pour résidents et sociétés
L’idée d’une absence totale d’impôt à Dubaï mérite d’être nuancée. Pour les personnes physiques, l’avantage est indéniable : pas d’impôt sur le revenu, ni de prélèvement sur les dividendes ou les plus-values. La taxe foncière ? Inexistante. Les transmissions patrimoniales, elles aussi, échappent à la fiscalité. Seule ombre au tableau : une TVA à 5 % instaurée en 2018, en accord avec le Conseil de coopération du Golfe, qui concerne la plupart des biens et services.
Côté entreprises, la donne a évolué avec l’entrée en vigueur du corporate tax en 2023. Les sociétés situées dans le Mainland voient désormais leurs bénéfices supérieurs à 375 000 AED imposés à hauteur de 9 %. Pour les free zones, les exonérations demeurent, à condition que l’activité reste centrée sur l’export ou certains secteurs jugés prioritaires. Un régime de small business relief protège également les structures dont le chiffre d’affaires reste modeste.
Voici un aperçu concret de la fiscalité à Dubaï :
- Pas d’impôt sur les revenus des particuliers
- TVA à 5 % sur la majeure partie de la consommation
- Impôt sur les sociétés à 9 % au-delà de 375 000 AED dans le Mainland
- Exonérations dédiées pour les entreprises en zone franche
Ce modèle fiscal cherche un équilibre : attirer les investissements, tout en s’alignant progressivement sur les pratiques internationales, sans pour autant céder sur l’attractivité dont raffolent investisseurs et entrepreneurs.
La convention fiscale France–Émirats : comprendre le crédit d’impôt et l’évitement de la double imposition
La convention fiscale signée entre la France et les Émirats arabes unis transforme la donne pour ceux qui s’expatrient, qu’ils soient dirigeants, salariés ou indépendants. Depuis 1989, ce texte balise le terrain pour éviter la double taxation des mêmes revenus. L’objectif : protéger les contribuables d’un double prélèvement, clarifier les règles et offrir une certaine sécurité juridique.
Pour les personnes physiques ayant basculé leur résidence fiscale à Dubaï, la convention prévoit un crédit d’impôt. En clair, la France admet que les revenus générés aux Émirats, et non imposés là-bas, n’ont pas à supporter un impôt supplémentaire en France, à la condition que la résidence fiscale soit réelle et conforme aux critères. Si le centre d’activité, le foyer ou les intérêts économiques restent en France, le fisc français peut requalifier la résidence. Les situations de délocalisation administrative pure ou de résidence fictive font l’objet d’une vigilance particulière.
Le mécanisme du crédit d’impôt repose sur la méthode du crédit égal à l’impôt français. Cela signifie que la France taxe en théorie l’ensemble des revenus mondiaux, mais accorde un crédit à hauteur de l’impôt “fictif” qui aurait été payé aux Émirats, même si celui-ci est nul. Cette mécanique évite la double imposition, tout en rappelant que la transparence et la sincérité de la situation déclarée sont scrutées à la loupe. Les spécialistes du droit fiscal insistent : la convention n’est pas une invitation à l’exil fiscal sans garde-fou, mais bien un cadre précis, surveillé et régulièrement mis à jour.
Résidence fiscale, Free Zones et démarches : ce qu’il faut savoir avant de s’installer à Dubaï
Pour profiter de l’exonération fiscale à Dubaï, la question centrale reste celle de la résidence fiscale. Ce n’est pas le simple fait de poser ses valises sur place qui suffit. La convention France–Émirats et le droit français imposent des critères précis. Où sont placés vos intérêts économiques ? Où se trouve votre foyer ? Combien de temps passez-vous sur le territoire ? Se déclarer résident fiscal à Dubaï suppose de gérer ses affaires sur place, d’y vivre de manière stable, d’obtenir un visa de résidence et d’éviter toute ambiguïté sur vos attaches avec la France.
Les Free Zones, ces zones franches à la réglementation propre, constituent une porte d’entrée stratégique pour les entrepreneurs. Liberté d’action, fiscalité allégée, rapatriement des profits sans entrave, formalités réduites au strict minimum : les avantages sont nets. Mais le choix de la free zone doit correspondre à votre secteur d’activité, sous peine de restrictions administratives. Opter pour le statut mainland ou zone franche va déterminer votre environnement fiscal et vos perspectives de développement, localement ou à l’international.
Démarches pour devenir résident fiscal à Dubaï
Voici les principales étapes à suivre pour établir sa résidence fiscale dans l’émirat :
- Obtenir un visa de résidence, que ce soit par l’emploi, la création d’entreprise ou l’investissement immobilier
- Ouvrir un compte bancaire aux Émirats, s’installer dans un logement stable, et justifier d’une présence réelle sur place
- Constituer un dossier solide : contrats, factures, preuves de vie sur le territoire
La vigilance reste de mise : l’administration française examine minutieusement les dossiers, vérifie la cohérence de l’expatriation et n’hésite pas à requalifier la résidence fiscale en cas de manquement. Solliciter un avocat spécialisé, comprendre le droit local, anticiper les enjeux d’IFI pour ceux qui détiennent un patrimoine immobilier en France, tout cela permet d’aborder une expatriation avec méthode et sérénité. Un choix qui, s’il est mûrement réfléchi, peut transformer un projet de vie et d’entreprise. La ligne d’horizon de Dubaï, elle, continue d’aimanter les ambitieux de tous horizons.


